Coté Jardin

Côte Basque Madame N°30

La Main Verte

Des plantes vertes plus éthiques

Par Alicia Munoz

Une jardinerie où les consommateurs peuvent entre autres identifier la provenance des plantes et des fleurs qu’ils achètent... C’est le joli projet de Maÿ, jardinerie éthique qui vient d’éclore à Bayonne.

Mes plantes vraiment vertes

« Les plantes d’intérieur, comme tout ce qui est hyper-consommé, ont un impact environnemental » explique Audrey Martineau, 27 ans, amoureuse des fougères et des bégonias. « L’idée d’une micro-jardinerie est d’essayer de réduire au maximum cet impact, en sélectionnant plus des plantes locales, par exemple. » Car si les plantes qui ornent nos intérieurs sont bien vertes, l’impact environnemental de leur commerce, lui, ne l’est pas. On estime en effet que 85 % des plantes qui se retrouvent dans les grandes enseignes ont transité par les Pays-Bas. « La France importe beaucoup plus qu’elle n’exporte, cela concerne aussi bien les fleurs coupées que les plantes d’intérieur » détaille Audrey. 

Convaincue de la nécessité d’agir, la jeune femme va alors opérer une reconversion de la communication aux plantes. Cette passionnée de végétal depuis l’enfance a fait mûrir son projet alors qu’elle travaillait à Paris. Des samedis passés à l’École du Breuil, école d’horticulture de Paris, où elle apprend comment faire ses propres semis, l’art du bouturage, du paillage…

Une micro-jardinerie à Bayonne

Mais ce sont les sept mois qu’elle passe en Amérique latine pour faire du wwoofing* dans des micro-fermes qui la convainquent définitivement de « mettre les mains dans la terre ». En mars 2020, la crise implique un rapatriement en Sologne, sa région natale. Avec son conjoint, comme beaucoup de Français durant le confinement, ils créent un jardin en permaculture. Puis ils aménagent un van et partent sillonner la côte en quête d’un point d’ancrage. Ce sera finalement le BAB. « Je voulais un lieu suffisamment dynamique pour mener à bien ce projet, et qui soit proche de l’océan et des montagnes » raconte cette amoureuse de nature. Le Pays basque représente également un retour à ses racines, une partie de sa famille étant originaire d’ici.

Audrey se met alors en quête d’un local, qu’elle trouve dans le centre de Bayonne, – découvrez nos 10 bonnes adresses au quartier saint esprit de Bayonne – puis publie sa campagne de crowdfunding. Une collecte qui lui permet de constituer son stock de départ et de mener à bien les aménagements de sa future boutique. Car Maÿ n’est pas une jardinerie comme les autres. « Il y aura une grainothèque avec des semences récoltées au Pays basque, mais aussi du compost, des substrats et mélanges de terreaux confectionnés par une entreprise locale » explique Audrey. Un concept original et inédit sur la côte, que l’on a hâte de voir pousser !

* bénévolat dans des exploitations agricoles en échange du gîte et du couvert

Instagram : @may_jardinerie

24 rue Sainte-Catherine, Bayonne

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