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Côte Basque Madame N°31

© Graveur de Lumiere

Hockey sur glace

La belle histoire de l’Hormadi

Par Charlotte Dalmont

Au Pays basque, il y a le rugby, la pelote, mais aussi le hockey sur glace. Et pas n’importe où. À Anglet, à La Barre, les patins dans le sable. Un peu étrange, me direz-vous ? C’est pourtant ce qui fait la fierté de la ville d’Anglet, mais aussi des joueurs de l’Hormadi. Le club emblématique du Pays basque, connu mondialement, est né en même temps que la patinoire.

Cette dernière a vu le jour le 21 juin 1969 et la première rencontre sportive a eu lieu le 28 août 1969. À l’époque, les hockeyeurs jouaient sous la bannière Anglet Olympique. C’est le 18 décembre 1969 que le club a joué son premier match, contre Bordeaux. Ce n’est qu’en 1970 que le club prendra le nom d’Anglet Hormadi. 

En quelques décennies, le club progresse et les efforts de l’équipe se concrétisent grâce à leur entrée dans l’Élite du hockey, en 1997 (devenue par la suite Ligue Magnus). C’est également dans ces années-là que le club est passé en structure professionnelle et non plus associative. « Il y a une association qui va de l’école de hockey jusqu’aux juniors et le club professionnel qui est sous forme de SASP», précise Xavier Daramy, ancien joueur et désormais directeur de la patinoire et manager du club. 

Du paradis à l'enfer

Les années 2000 seront un tournant dans l’histoire du club. À son meilleur niveau les premières années, vice-champion de France Élite en 2001, l’Hormadi va connaître la descente aux enfers en 2006-2007. En 2005, déjà, le club n’atteignait pas les play-offs de la Ligue Magnus pour la première fois depuis 1997. En 2007, le club est d’abord relégué en Division 1 (D1) pour résultats sportifs insuffisants. Le coup fatal est ensuite porté par la Fédération française de hockey sur glace qui décide de reléguer l’Hormadi en D3. Une descente administrative et financière « pour des antécédents avant les années 2000 », souligne Xavier Daramy. Ce dernier, capitaine de l’équipe à l’époque, a vécu cette relégation de l’intérieur : « Personnellement, cela a été une catastrophe. On passe du meilleur niveau national au quatrième niveau. J’étais joueur international et du jour au lendemain, à 26-27 ans, je tire un trait sur cette carrière ». Originaire du Pays basque, Xavier Daramy fait le choix de rester à Anglet pour reconstruire l’équipe, comme la plupart des autres joueurs. 

© Graveur de lumière

En deux ans, le club remonte en D1, après un titre de champion de France en D3, en 2009, puis en D2, en 2010. La remontée en Ligue Magnus, en revanche, a été plus compliquée, comme le raconte Xavier Daramy : « Nous avons perdu deux finales, en 2015 contre Bordeaux puis en 2016 contre Nice. En 2017, on perd en demi-finale contre le futur champion, Mulhouse. On décroche finalement le titre en 2018 ». Il sera d’ailleurs le seul joueur de l’équipe à avoir remporté les trois titres (D3, D2, D1). 

En Ligue Magnus, depuis maintenant quatre saisons, l’Hormadi n’a pas encore réussi à se qualifier pour les play-offs (phases finales du championnat). Cette saison, c’est donc l’objectif principal de l’équipe, dirigée par un nouveau capitaine : Mathieu Pons. Ce dernier évolue dans le club depuis huit saisons et espère bien aller le plus loin possible cette année : « Ne pas atteindre les play-offs serait un échec. Il va falloir battre nos concurrents directs et aller chercher des points contre les plus gros calibres du championnat ». Pour atteindre les play-offs, qui se disputeront à partir de mars, l’Hormadi devra terminer parmi les huit premiers du classement sur les douze clubs* participants.

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