Réussites

Côte Basque Madame N°27

Potos : Bouney

En famille...

Dans la famille Bouney à Anglet, tous les chemins mènent au bois…

Par Anne Paillot

Au siège social Z.A de Maignon, nous avons rencontré Olivier Bouney, président du Directoire du Groupe B comme Bois. Il nous a conté, avec beaucoup de générosité, son histoire entrepreneuriale vécue en famille depuis trois générations avec, en fil rouge, l’amour pour le bois.

albert bouney, Une référence en négoce de bois

Quand le menuisier et ébéniste Albert Bouney, contremaître dans une fabrique de ruches, commence en 1950 à dépanner ses copains artisans de planches de pin dont il n’a pas usage, il n’imaginait pas que 70 ans plus tard, son nom s’imposerait comme une référence en négoce de bois. « Il aimait travailler le bois, mais ce n’était pas un commerçant dans l’âme. » En 1962, son fils Francis rejoint l’atelier angloy pour donner un coup de main à son père alors convalescent, et développe le négoce (isolation, charpente, le parquet, les moulures… ). Vite à l’étroit dans le petit entrepôt, l’entreprise déménage en 1968, augmente sa capacité de stockage de bois tout en conservant un atelier de menuisier dédié au sur-mesure. Albert construit sa maison sur ce terrain avec un accès direct à l’entrepôt où « jusqu’à la fin de sa vie, il passera ses journées». Son petit-fils Olivier n’est jamais loin, consacrant son temps libre à donner un coup de main, toujours perché sur un élévateur.

En 1987, le jeune homme de 17 ans annonce même à son père son souhait de rejoindre l’entreprise. « Poursuis tes études et on verra après… » me disait-il. Mais l’idée fait son chemin, et en prévision, Francis Bouney achète le terrain de Maignon dans les années 90 en vue d’accueillir la prochaine génération Bouney et ses futurs développements. 

Comme son père avant lui, Francis forme son fils sur le terrain. Ils partent réceptionner les planches dans les scieries landaises, assistent aux ventes aux enchères, trient les bois avant de les rapatrier au dépôt pour une longue période de séchage avant la revente.

la passion pour le bois et le metier reste intacte

Comme son père avant lui, Francis forme son fils sur le terrain. Ils partent réceptionner les planches dans les scieries landaises, assistent aux ventes aux enchères, trient les bois avant de les rapatrier au dépôt pour une longue période de séchage avant la revente. « Cette connaissance du bois, on ne l’apprend plus à l’école, nous nous sommes créé notre modèle. Jusqu’en 2003, il m’a accompagné et continue aujourd’hui encore à venir régulièrement ». 

Depuis l’arrivée d’Olivier en 1994, l’essor est croissant, avec ses 5000 m2 d’entrepôt, ses produits dérivés, filiales, sa scierie et des bureaux flambant neuf, mais la passion pour le bois et le métier reste intacte. « Si mon père m’a appris la rigueur, l’importance d’avoir confiance et de travailler en équipe, mon grandpère nous a transmis cet amour du bois, le premier slogan de l’entreprise ! ». Quand vous lui demandez comment cette passion vit dans le groupe Bouney aujourd’hui, il vous répond avec un large sourire : « être passionné, c’est par exemple avoir un stock démesuré de bois par rapport à la taille de l’entreprise, des essences qui ne servent que rarement mais qui peuvent répondre à un besoin ponctuel d’artisans qui travaillent sur des projets pointus. »

On nous a murmuré que son fiston Robin tambourinait déjà à la porte… il a dixsept ans ! 2, chemin de la Carrière, Anglet – www.bouney.fr

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