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Espace Vert

Comment faire son potager urbain ?

Par Alicia Muniz

Vous avez la chance d’avoir un petit coin de verdure, une terrasse ou un grand balcon ? Il n’est jamais trop tard pour apprendre l’art du potager.
Découvrez comment faire votre propre potager urbain

Quoi planter dans son potager urbain?

Tout dépend de la profondeur de vos bacs et de leur exposition au soleil. Tomates cerises, piments, fraises et salades se plaisent sur les petites surfaces. « Évitez cependant les légumes racines et les plants volumineux dans des pots ou des jardinières de moins de 30 centimètres de profondeur pour votre potager urbain» explique Élise de l’association biarrote Bio Divers Cité. Il s’agit également d’adapter ses cultures à l’orientation géographique de son potager urbain. Les fameux « légumes du soleil » n’apprécieront guère les zones ombragées ou semi-ombragées. Les courgettes ne se plairont pas non plus sur un balcon et les courges, a contrario, risqueraient d’envahir votre micro-potager. Le meilleur moyen d’anticiper vos futures cultures dans le temps et l’espace est de visualiser votre futur aménagement, voire de faire un croquis au préalable.

Quels contenants utiliser ?

Sonia, animatrice au sein de l’association les Génies Verts, recommande de s’assurer avant tout « d’un minimum d’étanchéité des bacs pour éviter les problèmes de ruissellement ». Pour rester en bons termes avec vos « voisins du dessous », doublez le fond de vos contenants d’un voile géotextile et prévoyez une bonne épaisseur de billes ou de pierres de drainage. Les bacs les plus légers sont souvent en plastique, ce qui est loin d’être idéal. Préférez le bois ou la terre cuite pour votre potager urbain. « On peut aussi utiliser des grands sacs en toile de jute pour cultiver des pommes de terre, par exemple » suggère Sonia. Une culture particulièrement appréciée par les enfants.

Dans tous les cas, attention à ne pas surcharger votre balcon. Renseignez-vous sur la norme européenne et consultez votre règlement de copropriété où les charges maximales sont indiquées.

Plants ou semis ?

Tout jardinier expérimenté vous incitera à faire vos propres semis car « rien de tel que d’observer la graine devenir une belle plante vigoureuse ». Mais libre à chacun de faire selon ses possibilités. Si vous n’avez pas la place pour faire pousser vos semis à l’intérieur, vous pouvez investir dans une serre. Il existe des modèles réduits, en bois et en verre ou en plexiglas, moins fragile. Bon à savoir : certaines semences, plus capricieuses à germer, demandent un plus grand savoir-faire.

Des astuces récup’ pour votre potager urbain

Vous pouvez appliquer le principe des trois R pour « réduire, réutiliser et recycler » dans votre potager urbain. Bien sûr, on ne présente plus le côté pratique des palettes de transport en bois. Les caisses à vin sont également adaptées pour faire des carrés de potager. Tout comme d’anciens tiroirs ou autres cageots en bois, que vous aurez préalablement recouverts de voile géotextile. Pour la germination, on peut utiliser des boîtes à œufs, des pots de yaourt ou des rouleaux en carton pour organiser son potager urbain. Ils font d’excellents compartiments à semis ! En clair, donnez libre cours à votre créativité !

Le petit plus

Un hôtel à insectes, un nichoir pour les oiseaux ou encore un nid à hérissons, si vous êtes en rez-de-chaussée. « Associer un lombricomposteur à vos cultures vous permettra d’utiliser le compost et de favoriser les micro-organismes dans votre terre » explique Élise. Complétez enfin vos plantations avec des fleurs mellifères, c’estàdire appétissantes pour les insectes pollinisateurs, comme la capucine, la bourrache ou le bleuet.

Conseil d’expert Comment optimiser l’espace ?

Les professionnels de l’agroécologie, une méthode de culture respectueuse de la nature, recommandent de faire un plan de culture. Il s’agit d’un schéma, doublé d’un calendrier, qui permet d’anticiper ce que l’on va planter et récolter dans son jardin. Élise de l’association Bio Divers Cité conseille de créer de la verticalité dans son potager en créant, par exemple, des « tours à fraisiers avec des palettes » et en « favorisant les plantes grimpantes comme les concombres, les haricots et les pois à rames… » Pour ce faire, des treillages, des grillages ou des « tipis » peuvent être confectionnés. « De plus, certaines de ces variétés poussent très bien en automne. Elles captent l’azote atmosphérique et le libèrent dans votre terre, ce qui l’enrichit » précise-t-elle.

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